← Actualités – Blog Réglementation · 7 octobre 2026 · 6 min de lecture

Meublé de tourisme : ce qui change pour les propriétaires en 2026

La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a revu presque toutes les règles de la location meublée de tourisme, et ses effets s'étalent jusqu'en 2034. Voici ce qui compte pour un propriétaire de résidence secondaire dans la vallée du Giffre, à jour au 7 octobre 2026.

Ordinateur ouvert sur des annonces de chalets, devant une fenêtre enneigée

Une fiscalité moins douce pour les meublés de tourisme

Pour les revenus 2025, déclarés en 2026, le régime micro-BIC (le régime simplifié des petits loueurs) applique un abattement de 30 % aux meublés non classés, dans la limite de 15 000 € de recettes par an. Les meublés classés n'ont plus qu'un abattement de 50 % (contre 71 % auparavant), jusqu'à 77 700 €.

Pour les revenus 2026, le plafond des meublés classés passe à 83 600 € ; celui des non classés reste à 15 000 €. Au-delà, c'est le régime réel, plus exigeant, et le plus souvent tenu avec un expert-comptable.

Autre changement : depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits en location meublée non professionnelle (LMNP) sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente. L'économie d'impôt d'aujourd'hui se paie en partie le jour de la vente.

Le classement en étoiles redevient un vrai sujet

Le classement est volontaire et payant. Un organisme accrédité visite le logement et vous remet un certificat dans le mois ; la décision vaut cinq ans. Avec l'abattement de 50 % et un plafond bien plus haut, il se rentabilise vite pour un chalet bien loué.

Un numéro d'enregistrement partout en France

Les décrets du 19 mars 2026 ont créé un téléservice national d'enregistrement des meublés de tourisme, dont la mise en service est annoncée pour le quatrième trimestre 2026. Chaque logement reçoit un numéro d'enregistrement, à afficher sur toutes ses annonces.

À Samoëns, l'enregistrement est obligatoire depuis le 1er avril 2024, y compris pour les meublés déclarés avant cette date. La commune exige aussi une autorisation de changement d'usage pour louer une résidence secondaire : elle est personnelle, non transmissible, et vaut trois ans. Morillon applique un règlement de changement d'usage depuis 2022. Pour Sixt-Fer-à-Cheval, Verchaix et Taninges, renseignez-vous en mairie.

Le DPE entre dans la location saisonnière

Depuis le 21 novembre 2024, une autorisation de changement d'usage exige un diagnostic de performance énergétique (DPE) classé de A à E. À partir du 1er janvier 2034, tous les meublés de tourisme qui ne sont pas la résidence principale du loueur devront être classés de A à D. Le maire peut demander un DPE valide à tout moment, à fournir sous deux mois.

Un chalet classé E, F ou G a donc jusqu'au 1er janvier 2034, soit un peu plus de sept ans, pour faire ses travaux. Le mieux est de les programmer hors saison, sans attendre.

Copropriété et taxe de séjour

Une copropriété dont le règlement interdit déjà toute activité commerciale dans les lots d'habitation peut désormais interdire les meublés de tourisme à la majorité des copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix, et non plus à l'unanimité, pour les lots qui ne sont pas des résidences principales. Le copropriétaire qui loue doit en informer le syndic.

La taxe de séjour est collectée par les plateformes quand elles encaissent le paiement ; sinon, c'est au loueur de la reverser. À Samoëns et à Morillon, c'est la commune qui la perçoit ; à Samoëns, la déclaration se fait tous les quatre mois depuis 2025.

Ce que nous faisons pour vous

Nous vous aidons à réunir les pièces (déclaration, numéro, DPE) et à faire figurer votre numéro d'enregistrement sur vos annonces. Pour le choix du régime fiscal, adressez-vous à votre expert-comptable : nous ne donnons pas de conseil fiscal.

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